Quelles alternatives à la prison pour mineur ?

Quelles alternatives à la prison pour mineur ?

Les problèmes de délinquances concernent de plus en plus souvent des jeunes notamment des mineurs. Face à cette évolution, l’administration judiciaire se trouve confrontée à un problème délicat. Faut-il systématiquement incarcérer les mineurs, car il apparait que la peine d’enfermement n’est pas la solution idéale en termes de réinsertion, surtout lorsque cela concerne l’incarcération de cette population pénale particulière.

administration-juridique.jpg
Pour tenter de réduire les problèmes dus à l’incarcération de ce type de détenu, il a été décidé de créer les établissements spécialisés que sont les prisons pour mineurs, et de proposer des alternatives aux peines d’emprisonnement.

La prison pour mineur : pour quels délits ?

Concernant les mineurs, la priorité reste la réinsertion. Cependant ils restent soumis aux mêmes règles que les adultes. Les mineurs sont donc reconnus pénalement responsables, et peuvent être placés en détention à partir de 16 ans dans des prisons pour mineurs.
Cependant, par rapport aux détenus majeurs, les mineurs bénéficient d’une atténuation de la condamnation. En règle générale la peine de prison prononcée à l’encontre des mineurs est réduite de moitié et s’effectue dans les prisons pour mineurs. Les condamnations concernant les mineurs sont prononcées par des juridictions qui leur sont spécialement réservées.

Les autres sanctions possibles

Afin de réduire les peines d’incarcération dans les prisons pour mineurs il a été mis en place des mesures spécifiques comme les mesures éducatives qui vont du simple avertissement par le juge jusqu’à la mise en liberté surveillé sous le contrôle de la protection judiciaire de la jeunesse.
Il existe également les sanctions éducatives qui peuvent être l’interdiction de rencontrer les autres protagonistes impliqués avec le mineur.

peines-de-substitution.jpg

Des peines de substitution peuvent aussi être prononcées comme des amendes, des travaux d’intérêt généraux ou un suivi socio-judiciaire. Il n’empêche que, jusqu’à ces derniers jours, les avis restent partagés en ce qui concerne les sanctions pour les mineurs, prisons pour mineurs ou peines de substitution.